Renault transforme la R8 Gordini en coupé électrique de 270 ch sans projet de série
Issu d’un concours interne ayant réuni plus de 300 propositions, ce concept transforme la berline sportive historique en un coupé biplace large et compact, animé par un moteur arrière de 270 ch.
Renault donne à la R8 Gordini une nouvelle silhouette de coupé biplace et un moteur électrique arrière de 270 ch. Ce projet de design reste un concept unique, sans production en série annoncée. Il explore l’héritage de la sportive des années 1960, avec des proportions et des matériaux qui l’éloignent d’une reproduction à l’identique.
Le nom et les couleurs évoquent immédiatement la voiture historique. L’intérêt du projet se trouve pourtant dans ses transformations : deux places au lieu de la berline d’origine, une carrosserie beaucoup plus large et des instruments numériques qui reprennent la forme de petits cadrans. L’architecture arrière assure une continuité mécanique, tandis que la motorisation change entièrement de nature.
Un concours interne, puis la synthèse de deux propositions
Selon Automobile Propre, le concours lancé au sein du design Renault a réuni plus de 300 esquisses. Les propositions allaient d’une reprise proche de la voiture historique à des interprétations plus éloignées. Deux projets ont ensuite émergé de cette sélection.
L’Auto-Journal précise que les deux pistes retenues ont pris la forme de maquettes à l’échelle 2/5. Le concept final combine plusieurs éléments de ces propositions. Il ne résulte donc pas du simple agrandissement d’un dessin gagnant : la sélection a été suivie d’un travail de rapprochement entre deux directions.
Cette démarche est différente du projet R17, réalisé avec Ora Ito. Ici, le constructeur a sollicité ses designers internes. Le nombre de propositions illustre l’étendue du travail préparatoire, mais ne change pas la destination du véhicule : une exploration stylistique, sans lancement commercial associé.
Une carrosserie plus basse et beaucoup plus large
Le concept mesure 4,12 mètres de longueur et 1,88 mètre de largeur. L’Auto-Journal ajoute une hauteur de 1,27 mètre. La berline à quatre portes est remplacée par un coupé à deux portes et deux places. La rupture touche ainsi l’organisation du véhicule autant que son apparence.
Automobile Propre compare ces dimensions à celles du modèle ancien : la longueur augmente de 12 centimètres, tandis que la largeur passe de 1,49 à 1,88 mètre. Le concept gagne donc 39 centimètres en largeur. L’allongement modeste et l’élargissement marqué expliquent une silhouette très différente de la petite berline, même si les références visuelles restent reconnaissables.
Les roues n’ont pas le même diamètre sur les deux essieux : 19 pouces à l’avant et 20 pouces à l’arrière. Ce choix participe au dessin contemporain du coupé. Il décrit sa présentation, sans permettre de tirer des conclusions sur l’adhérence, le confort ou le comportement routier du véhicule.

Les signes Gordini passent par les détails
Le bleu et les deux bandes blanches constituent les références les plus directes. Les bandes se prolongent jusque dans l’habitacle, où leur couleur évolue vers le bleu, d’après L’Auto-Journal. La décoration relie ainsi l’extérieur et l’intérieur plutôt que de rester un motif posé uniquement sur la carrosserie.
À l’avant, six optiques rondes rappellent la version de rallye. Le capot en V, la grille située au pied du pare-brise et les petits rétroviseurs reprennent d’autres indices de la Gordini. Les passages de roue carrés et la malle proéminente contribuent également à cette filiation. L’objectif visuel est de conserver plusieurs points de reconnaissance malgré le changement de silhouette.
La ligne en retrait qui court sur le flanc reçoit aussi une fonction nouvelle : elle conduit l’air vers une petite ouverture. Pour situer l’automobile qui inspire ces éléments, la page Renault 8 de Wikipédia retrace l’histoire de la famille. Cette référence historique ne transforme pas le concept électrique en prolongement commercial de la gamme ancienne.
De petits cadrans numériques dans une planche épurée
L’habitacle associe un panneau d’aluminium brossé à plusieurs affichages numériques circulaires. Leur forme évoque les instruments anciens, mais leur technologie appartient au présent. Renault évite ici de concentrer la présentation autour d’un grand écran central ; les indications restent réparties entre de petits cadrans.
Les sièges baquets mêlent notamment du velours bleu à d’autres revêtements. L’Auto-Journal signale aussi de l’Alcantara, un bouton rouge destiné au chronomètre et un lettrage Gordini modernisé. Le chiffre 8 du logo est composé de huit segments. Ces choix prolongent le travail sur l’identité jusque dans les matières, les commandes et les signes graphiques.
La propulsion est conservée, la commercialisation écartée
Le moteur électrique développe 270 ch et prend place à l’arrière. Il entraîne les roues arrière, préservant le principe de propulsion de la voiture historique. Cette puissance décrit la mécanique annoncée ; elle ne fournit pas à elle seule un temps d’accélération, une autonomie ou un résultat d’essai.
Le public pourra découvrir le concept au Mondial de l’Automobile de Paris, organisé du 12 au 18 octobre 2026. Les deux médias spécialisés annoncent cette exposition, alors qu’aucune fabrication en série n’est prévue. Le projet est donc destiné à être vu comme une réinterprétation de patrimoine, avec une architecture électrique annoncée, plutôt qu’à être commandé comme une nouvelle Renault de série.
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