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Fuji 2026 remet le doublé d’Alpine et Peugeot à l’épreuve d’un tracé contrasté

Vainqueur devant Peugeot en 2025, Alpine revient avec des équipages remaniés sur un tracé où la vitesse, la précision et une météo imprévisible compliquent les pronostics.

Damien Fabre Par Damien Fabre
3 min de lecture
Fuji 2026 remet le doublé d’Alpine et Peugeot à l’épreuve d’un tracé contrasté
Photo d’illustration. Deux voitures de compétition s’affrontent sur le bitume d’un circuit de course.

Peugeot et Alpine abordent les 6 Heures de Fuji 2026 avec le doublé français de 2025 comme référence, mais sans garantie de le reproduire.

L’épreuve japonaise constitue la sixième des huit manches inscrites au calendrier 2026 révisé du Championnat du monde d’endurance. Pour le public français, le rendez-vous imposera un réveil matinal : le départ est programmé à 04 h 00 et l’arrivée à 10 h 00. Peugeot et Alpine représenteront les couleurs françaises dans la catégorie Hypercar.

Une longue ligne droite ne résume pas Fuji

Le profil du circuit empêche de réduire la course à une simple recherche de vitesse maximale. Sa longue ligne droite favorise les performances à haute vitesse, tandis que ses portions rapides et ses secteurs techniques sollicitent d’autres qualités. Les prototypes doivent donc composer avec plusieurs types de difficultés au cours d’un même tour.

Cette variété donne un relief particulier à la confrontation entre la Peugeot 9X8 et l’Alpine A424. Les deux voitures disposent d’un précédent favorable sur cette piste : Alpine y a gagné en 2025, tandis que la Peugeot n°93 a pris la deuxième place. Ce résultat confirme leur capacité passée à évoluer aux avant-postes à Fuji, mais il ne préjuge pas de la hiérarchie de 2026.

La diversité du sport mécanique ne repose d’ailleurs pas toujours sur les mêmes contraintes. La précision recherchée sur circuit diffère de l’équilibre propre aux motos de trial comme de l’adaptation aux terrains associée aux motos de cross-country. À Fuji, l’enjeu reste de répondre successivement aux exigences contrastées du tracé.

Une monoplace de course roulant sur un circuit automobile asphalté en longeant un muret bordé de panneaux publicitaires.
Photo d’illustration. Une voiture de course lancée à pleine vitesse sur la piste d’un circuit automobile. Source : Pexels. Photographe : Jonathan Borba. Licence Pexels.

La météo ajoute une inconnue pendant six heures

Le circuit japonais présente une autre difficulté : sa météo est souvent imprévisible et la manche se déroule pendant la saison des typhons au Japon. Cette donnée ne permet pas d’annoncer de la pluie pour la course. Elle oblige surtout à considérer que les conditions peuvent évoluer au cours des six heures.

Un changement de météo modifierait la lecture d’un tracé déjà partagé entre vitesse et technicité. Les qualités observées dans une première phase de course pourraient alors ne plus produire les mêmes effets par la suite. Cette possibilité renforce l’incertitude entourant Peugeot et Alpine, sans permettre d’établir à l’avance le scénario auquel les deux constructeurs seront confrontés.

Alpine passe à deux pilotes sur chaque A424

Le principal changement français concerne la composition des équipages Alpine. La marque revient sur le circuit de la première victoire de l’A424 en Hypercar, obtenue en 2025, mais elle engage cette fois ses deux voitures avec deux pilotes chacune.

  • Alpine A424 n°35 : Ferdinand Habsburg et Charles Milesi, tous deux membres du trio victorieux à Fuji en 2025.
  • Alpine A424 n°36 : Jules Gounon et Victor Martins.

Cette nouvelle répartition distingue clairement l’édition 2026 de la précédente. Sur la n°35, Habsburg et Milesi retrouvent une piste où ils ont déjà gagné avec l’A424, désormais sans troisième pilote. La n°36 sera partagée par Gounon et Martins selon la même configuration.

Peugeot s’appuie de son côté sur la deuxième place décrochée par la 9X8 n°93 en 2025. Les deux marques françaises arrivent ainsi avec des résultats récents favorables, mais aussi face à trois variables majeures : un tracé contrasté, six heures de course et des conditions potentiellement changeantes. Leur doublé précédent fournit un repère solide, pas un pronostic.

Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Philipp Fahlbusch. Licence Pexels.

Damien Fabre

Essais, entretien et sport mécanique

Damien Fabre

Damien Fabre a travaillé dix ans au comptoir d'une concession de l'agglomération nantaise, là où arrivent les questions que les clients n'osent pas poser au vendeur. Sur 7pm Auto, il tient la rubrique des conseils pratiques : entretien, pneus, assurance, contrôle technique, avec des réponses que l'on peut appliquer le lendemain. Il roule toujours dans le break diesel qu'il a achetée d'occasion en 2014.